« Je crois que vous vous êtes laissé entraîner aux grands principes du machiavélisme: ruinez qui pourrait un jour vous ruiner; assassinez votre voisin qui pourrait devenir assez fort pour vous tuer. »
« S'il n'y avait en Angleterre qu'une religion, le despotisme serait à craindre; s'il y en avait deux, elles se couperaient la gorge; mais il y en a trente, et elles vivent en paix et heureuses. »
« Tous les livres des philosophes modernes mis ensemble ne feront jamais dans le monde autant de bruit seulement qu'en a fait autrefois la dispute des cordeliers sur la forme de leur manche et de leur capuchon. »
« Ce qui est toujours fort à craindre dans l'enthousiasme, c'est de se livrer à l'ampoulé, au gigantesque, au galimatias. »
« Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d'autrui. »
« L'instruction fait tout; et la main de nos pères - Grave en nos faibles cœurs ces premiers caractères - Que l'exemple et le temps nous viennent retracer, - Et que peut-être en nous Dieu seul peut effacer. »
« Si quelques-uns vont jusqu'au suicide, ce n'est pas parce qu'ils manquent de courage, mais c'est qu'ils n'en peuvent plus. Le courage n'a rien à voir ici. C'est l'amour qui fait défaut. »
« Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut. »
« Un corps où l'on reçoit des gens titrés, des hommes en place, des prélats, des gens de robe, des médecins, des géomètres... Et même des gens de lettres. »
« Presque tout ce qui va au-delà de l'adoration d'un Etre suprème et de la soumission du cœur à ses ordres éternels est superstition. »
« Un peu de vin pris modérément est un remède pour l'âme et pour le corps. »
« Le Ciel fit la vertu; l'homme en fit l'apparence. »
« Si une horloge n'est pas faite pour montrer l'heure, j'avouerai alors que les causes finales sont des chimères; et je trouverai fort bon qu'on m'appelle cause-finalier, c'est-à-dire un imbécile. »
« C'est la beauté de la démocratie de faire que le pouvoir tienne compte de l'opinion, mais c'est la misère de la démocratie d'être soumise au nombre, la moitié plus un. Or la majorité des gens ne se soucie pas du sort des autres. »