« Tout est illusion -... Et si la vie est illusion, pourquoi donc la vivons-nous? »
« Les vieillards tiennent beaucoup trop à leurs idées. C'est pourquoi les naturels des îles Fidji tuent leurs parents quand ils sont vieux. Ils facilitent ainsi l'évolution, tandis que nous en retardons la marche en faisant des académies. »
« Ecrire, pourquoi ? Ecrire pour qui ? Est-ce vraiment si important ? Ecrire l'activité des insectes que nous sommes ! »
« Puisque la philosophie est celle qui nous instruit à vivre, et que l'enfance y a sa leçon, comme les autres âges, pourquoi ne la lui communique-t-on? »
« Pourquoi vouloir comprendre la mort? Elle ne nous concerne pas quand on est vivant, et quand on est mort, on ne se pose plus cette question. Il n'y a que les vivants qui ont besoin de nos larmes. »
« Si Dieu nous voulait courageux, pourquoi nous a-t-il donné des jambes ? »
« La vie est la compagne de la mort ; la mort est la conductrice de la vie, mais qui connaît leur loi ?... Puisque vie et mort sont compagnes l'une de l'autre, pourquoi nous troubler à leur sujet. »
« Est-il contre la raison ou la justice de s'aimer soi-même? Et pourquoi voulons-nous que l'amour-propre soit toujours un vice? »
« Pourquoi faire part de nos opinions? Demain, nous en aurons changé. »
« Pourquoi nous prendre par la force ce que vous pourriez obtenir par l'amour ? »
« ... Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules; notre propre image est pour nous le plus grand mystère. »
« Si nous ne naissons que pour les plaisirs des sens, pourquoi ne peuvent-ils nous satisfaire, et laissent-ils toujours un fonds d'ennui et de tristesse dans notre cœur? »
« Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts? »
« Le bonheur étant dans l'étonnement, pourquoi faut-il que nous passions notre temps à faire comme s'il ne fallait s'étonner de rien ? »