« Ecoute, on t'connaît pas, mais laisse nous t'dire que tu t'prépares des nuits blanches, des migraines... Des «nervous breakdown» comme on dit de nos jours. »
« On m'accuse de matérialisme, disait un jour un pyrrhonien; c'est à peu près comme si on accusait un constitutionnaire de jansénisme. »
« Vous n'avez pas le loisir de choisir quand et comment vous allez mourir. Vous pouvez toutefois décider comment vous allez vivre. »
« L'homme naît, vit ce qu'il vit et puis meurt. Il faut être prêt pour la mort comme pour la naissance. »
« Jouir comme la foule du mythe inclus dans toute banalité, quel repos... »
« Aux yeux d'un commerçant, un consommateur averti en vaut la moitié d'un. »
« Sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse ; l'égalité qui est entre eux cesse, ou l'état de guerre commence. »
« Il vaudrait certainement la peine de décrire deux ou trois fois une vie; une fois comme l'écrirait un ami enthousiaste, une autre comme la décrirait un ennemi et une autre encore comme l'écrirait la vérité elle-même. »
« L'euro, c'est ultrasimple, c'est comme quand on voyage à l'étranger, en trois jours, on s'habitue à compter dans la monnaie locale. Sauf que là, on reviendra jamais de vacances. »
« La crainte de l'adjectif est le commencement du style. »
« On sort de l'enfance comme d'un pays. On ne revient pas en arrière. »
« Si la loi du matérialisme était la vraie loi, tout serait éclairci. Le «pourquoi» du phénomène serait ramené au «comment». »
« Je ne conçois pas de sagesse sans défiance. L'Ecriture a dit que le commencement de la sagesse était la crainte de Dieu; moi, je crois que c'est la crainte des hommes. »
« Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur. »