« Comment peut-on croire à ce que l'on crée alors que la publicité donne aux personnages tellement plus de réalité qu'on ne pourrait le rêver ? »
« La grande chance de Nietzsche d'avoir fini comme il a fini. Dans l'euphorie! »
« Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ? »
« La crainte de l'adjectif est le commencement du style. »
« Seul vit véritablement celui qui vit son destin comme un mystère. »
« Tout ordre qui élimine l'esthétique comme langue et la séduction comme parole implique inévitablement la dictature. »
« Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position. »
« L'homme naît, vit ce qu'il vit et puis meurt. Il faut être prêt pour la mort comme pour la naissance. »
« J'ai un faible pour les négresses au dos luisant comme un boa. »
« Il faut mettre son cœur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part. »
« L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance. »
« Quant à ceux qui sont incroyants, leurs oeuvres sont comme le mirage de la plaine ; celui qui a soif prend cela pour de l'eau jusqu'à ce qu'il y arrive et ne trouve rien. »
« La vraie peur, c'est quelque chose comme une réminiscence des terreurs fantastiques d'autrefois. »
« Les pensées sont comme les fleurs, celles qu'on cueille le matin se conservent le plus longtemps fraîches. »