« A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer. »
« L'art comme l'absurde naissent tous deux du hasard. Ensuite les mots s'en mêlent, et tout devient légende, c'est-à-dire mensonge. »
« On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots. »
« Il y a les filles comme il faut et les filles comme il en faut. »
« La physique, c'est comme faire l'amour. On ne peut pas simplement s'y plonger. Il faut démarrer en douceur et en commençant par le commencement. »
« Les plus ambitieux d'entre les Spartiates commenceoient à se fascher de luy pour l'envie qu'ilz luy portoient. »
« Il faut commencer par les choses de Dieu, il faut faire ses affaires, il fera les nôtres. »
« La passé nous pétrit et nous domine. Le présent est comme le fil de l'épée sur lequel il est impossible de tenir debout, et l'avenir n'intéresse que les impuissants. »
« Les vieux, c'est comme les enfants, ils voudraient qu'on les plaigne, mais qui en a pitié ? »
« Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances. »
« Si on ne sait pas vivre, comment peut-on savoir mourir ? »
« La nudité est inconvenante, celle de l'âme comme celle du corps. »
« Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux. »
« C'est terrible, le commerce des grandes oeuvres ; où trouver l'énergie et la certitude d'avoir encore à écrire quand on fréquente Sophocle et Shakespeare ? »