« ... Ce qui me paraît être le plus proche d'un livre, jusque dans sa forme même, c'est une tombe. Sous la couverture du livre comme sous la pierre tombale, il y a une âme qui attend une résurrection. »
« Voici comment je définis le talent : un don que Dieu nous a fait en secret, et que nous révélons sans le savoir. »
« Les conventions nous tiennent en prison, comme la puce dans la culotte. »
« On est toujours quelque chose comme serpent, arbre, bétail ou homme ou femme avant d'entrer dans le ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie. »
« Si tu veux vaincre la colère, elle ne peut te vaincre. Tu commences à vaincre si tu la fais taire. »
« Le poète fait comme la nature : il donne la vie à ce qui n'a pas vécu. »
« La jalousie dévore la vertu comme le feu dévore le fuel. »
« On entre dans un livre comme dans un wagon, avec des coups d'oeil en arrière, des hésitations, l'ennui de changer de lieu et d'idée. Quel sera le voyage ? Que sera le livre. »
« Comment voulez-vous être courageuse quand il ne vous arrive que des choses merveilleuses ? »
« Ecrire l'histoire est une façon comme une autre de se libérer du passé. »
« Comme si l'on pouvait tuer le temps sans insulter à l'éternité. »
« On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes. »
« Rien n'est plus utile à un orateur pour se former l'oreille que de faire des vers bons ou mauvais, comme il est utile aux jeunes gens de prendre quelques leçons de danse pour acquérir une démarche noble et distinguée. »
« Toute façon, l'amour ça finit toujours pareil. A deux, sans rien se dire devant la télé. Moi, j'ai choisi d'être seule devant ma télé, comme ça c'est moi qui choisis la chaîne… »