« Sans la foi aux autres, la société se disloque. Nulle vie humaine n'est possible si elle ne fait confiance à une autre vie. »
« Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme. »
« Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche: quand on en abuse, ça fait mal au cœur. »
« Ce qui barre la route fait faire du chemin. »
« Le père a fait naître pour son enfant un compagnon, un ami d'enfance, un frère, qui n'est autre que lui. »
« La paternité moderne est fragilisée par le fait que, désormais, la femme peut accéder aux mêmes fonctions que l'homme, tout en mettant les enfants au monde. »
« La littérature est quelque chose qui n'empêche pas de dormir parce que, d'une certaine façon, on la fait en dormant. »
« Il est inconcevable de jeter un nounours à la poubelle même tout-à-fait détérioré. Un enterrement honorable est la seule solution. »
« On ne fait bien que ce qu'on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier. »
« Plus j'ai envie que quelque chose soit fait, et moins j'appelle ça du travail. »
« Le moyen d'acquérir la justice parfaite, c'est de s'en faire une telle habitude qu'on l'observe dans les plus petites choses, et qu'on y plie jusqu'à sa manière de penser. »
« Le rôle des dirigeants ne se limite pas à la satisfaction de nos besoins présents, il nous fait découvrir des soifs profondes, des insatisfactions refoulées. »
« L'amour est l'acte par lequel une pensée se fait libre en pensant une liberté. »
« Naturellement l'opium reste unique et son euphorie supérieure à celle de la santé. Je lui dois mes heures parfaites. Il est dommage qu'au lieu de perfectionner la désintoxication, la médecine n'essaye pas de rendre l'opium inoffensif. »