« La belle-mère apparaît et on se comporte comme le meurtrier d'un roman de Ray Bradbury qui essuie ses empreintes de la pomme tombée de la coupe à fruits. »
« Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité. »
« L'aventure, ça n'existe pas. Le romantisme non plus. Il n'y a que le désir et les problèmes. »
« Je vois parfois dans le regard d'un cheval la beauté inhumaine d'un monde d'avant le passage des hommes. »
« Quels pédagogues nous étions, quand nous n'avions pas le souci de la pédagogie ! »
« Les faveurs des femmes sont dans les romans ce que sont, dans les contes, les souhaits accordés par les fées. Il s'agit de ne pas se tromper. »
« Un roman naît de la découverte qu'en fait l'auteur en l'écrivant. »
« Les cimetières sont des champs de fleurs. »
« Le miracle de l'alchimie correspond à la nature la plus fondamentale de l'homme, celle de coïncider d'une façon vivante et absolue avec tout ce qui est. »
« La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens. »
« Le romancier donne à voir par le trou de la serrure ce qu'on ne pourrait pas voir autrement. »
« Le roman est un genre faux, parce qu'il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente. »
« Le roman est une vie sur le papier qui ressemble à la vie quotidienne, mais qui est plus significative, plus profonde et plus belle. »
« La liberté devrait être le seul romantisme de l'être humain. C'est cela qui est respectable dans l'homme. »