« Les hommes ont inventé des choses qu'ils disent sérieuses. Le principal c'est le divertissement. Ce qui est sérieux n'est pas à notre portée. »
« Le but de l'art est de déranger. De planter une épine dans le cœur. Ce que le cœur fait ensuite, ce n'est pas le problème. C'est assez qu'il sente l'épine. »
« Le présent, c'est la fraction de temps qui sépare le passé de l'avenir. Poil au souvenir. »
« Le médecin ne lui donne pas plus d'une semaine.... L'ennui c'est que les semaines des médecins ne dépassent jamais trois jours. »
« Dans toute poésie il y a une lutte secrète entre l'infini du sentiment et le fini de la langue dans laquelle cet infini se renferme sans se limiter. »
« Serrer trop fort le pressoir donne un vin qui sent le pépin. »
« Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. »
« Le toucher, considéré en lui-même, ne nous donne proprement qu'une sensation, celle de l'impénétrabilité et de la résistance plus ou moins grande des corps, d'où nous concluons la réalité de la résistance. »
« Il n'y a pas d'amour moderne : ce sentiment quand il est sincère est immuable et immortel. »
« L'attendrissement est un sentiment agréable et entraînant comme la musique militaire. »
« Le bonheur aurait plus de succès, s'il n'avait pas les gens heureux pour le présenter. »
« Les dangers visibles nous causent moins d'effroi que les dangers imaginaires. »
« L'ivresse, c'est le dérèglement de tous les sens. »
« Ce qui doit primer dans un personnage, c'est son essence et non pas la nationalité de l'acteur qui l'interprète. »