« La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent. »
« La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ? »
« Mourir d'amour est tellement autre chose que mourir. »
« Le téléspectateur est un concept de statisticien, un être mathématique opérationnel dont notre époque use et abuse, et auquel on donne volontiers la plénitude d'une personne. »
« Le savant le plus grand est celui qui connait les limites de son savoir, c'est-à-dire l'infini de son ignorance. Voilà pourquoi vous voyez si peu de savants à la télévision alors que cette dernière convient si bien aux experts. »
« Tel brille au second rang qui s'éclipse au premier. »
« La télévision ouvre bien des portes, notamment celles des réfrigérateurs. »
« Telle femme résiste à l'amour qu'elle éprouve, qui ne résiste pas à l'amour qu'elle inspire. »
« A la télévision, comme en patinage artistique, il y a des figures imposées. »
« Le poème, cette hésitation prolongée entre le son et le sens. »
« Par toute son éducation, par tout ce qu'il voit et entend autour de lui, l'enfant absorbe une telle somme de sottises, mélangés à des vérités essentielles, que le premier devoir de l'adolescent qui veut être un homme sain est de tout dégorger. »
« L'arbitre de football aimait tellement sa profession que chaque fois que sa femme le trompait, il lui montrait un carton jaune... »
« Dieu, que tu étais jolie ce soir au téléphone. »
« La vie industrielle est telle qu'il est impossible de fixer des seuils, des échéances. »