« Rarement nous pouvons découvrir un homme qui dise avoir vécu heureux, et qui, son temps fini, quitte la vie content comme un convive rassasié. »
« La poésie, c'est un peu comme la blédine. On aime ça avant de pouvoir en parler. »
« Il ne peut y avoir de progrès véritable qu'intérieur. Le progrès matériel est un néant. »
« Je m'en voulais d'avoir pris un train ce matin, d'avoir oublié que ce n'était pas en parcourant quelques centaines ou quelques milliers de kilomètres que l'on risquait de se doubler soi-même d'un seul centimètre. »
« L'Histoire nous enseigne que les hommes et les nations ne se conduisent avec sagesse qu'après avoir épuisé toutes les autres solutions. »
« Il y a ceux qui me croient plus jeune ; il y a ceux qui m'espèrent plus vieux. Aussi je ne dis jamais mon âge de crainte de décevoir les uns et les autres. »
« On peut voir l'avenir dans les choses passées. »
« Le coup d'état du christianisme, c'est d'avoir installé la fatalité dans l'homme. De l'avoir fondée sur notre nature. »
« Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur. »
« Je me méfie pourtant de l'intuition, science de ceux qui bougent: le vrai savoir est sédentaire. »
« Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal. »
« La générosité croit toujours devoir ce qu'elle donne. »
« Que la postérité serait surprise de voir les Voltaire et les Montesquieu déchirés dans la même page où l'écrivain le plus médiocre est célébré! »
« Les honneurs sans le pouvoir sont les pierres tombales de nos ambitions. »