« On ne peut applaudir d'une seule main. »
« Partir, c'est mourir un peu. Ecrire, c'est vivre davantage. »
« Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ? »
« Parler c'est comme baiser. C'est obscène et beau. »
« N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ? »
« La prison n'est qu'un espace muré qui cache les échecs de la sociétié. »
« Toutes les guerres sont enfantines et livrées par des enfants. »
« Il suffit d'inspirer le regret d'un tort, sans toujours exiger son aveu. »
« La morale n'est légitime qu'à la première personne. La morale ne vaut que pour soi ; pour les autres, la miséricorde et le droit suffisent. »
« Les despotes eux-mêmes ne nient pas que la liberté ne soit excellente ; seulement ils ne la veulent que pour eux-mêmes, et ils soutiennent que tous les autres en sont indignes tout à fait. »
« Les hommes ne sauraient jouir de la liberté politique sans l'acheter par quelques sacrifices, et ils ne s'en emparent jamais qu'avec beaucoup d'efforts. »
« La nature plante des bananes et, en toute bonté, les fait mûrir, quand soudain un autochtone arrive, tend la main et satisfait son appétit. »
« Les débats politiques se résument trop souvent à des "dialogues de sourds pour pensées muettes". »
« Ce que le vulgaire appelle du temps perdu est bien souvent du temps gagné. »