« Quand tu verras Dieu, redonne-lui vite l'adresse du monde : je crois bien qu'il a dû la perdre... »
« Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. »
« Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays. »
« Enfant capricieux, Dieu s'offre le monde, s'en amuse un jour ou deux et l'oublie tout aussitôt dans son grand coffre à jouets qu'est l'univers. »
« Au mystère de la question "Qui est à l'origine de l'univers", les religions répondent par un mystère plus insoutenable encore : Dieu... »
« Le théâtre, c'est une affaire de conquête et de reconquête quotidienne. »
« On ne se fatigue pas de quelqu'un, vous savez, en fait, on se fatigue d'aimer. D'éprouver de l'amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne veut plus avoir mal si le cœur en fait autant. Cela s'appelle l'expérience. »
« L'attendrissement est un sentiment agréable et entraînant comme la musique militaire. »
« Les mille clairons du désir, les mille tam-tams du sang résonnèrent dans mes veines, et les mille violons du plaisir attaquèrent leur valse pour nous. »
« Une fois l'Europe faite, il va falloir faire les Européens. »
« J'ai trop le désir qu'on respecte ma liberté pour ne pas respecter celle des autres. »
« La jalousie est la même pour un cultivateur de la Gironde que pour un intellectuel parisien. »
« Il faut dire oui à notre temps. »
« ... Ce qui compte, ce n'est pas ce que fait quelqu'un, c'est quelqu'un. Sa présence. »