« Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle. »
« L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir. »
« La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence... »
« Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir ! »
« De la dépouille de nos bois - L'automne avait jonché la terre: - Le bocage était sans mystère, - Le rossignol était sans voix. »
« L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer. »
« Comme la femme enceinte ne sait pas ce que son ventre prépare, nous ignorons quelles merveilles peuvent encore surgir du développement de la complexité cosmique. »
« Dans quelques décennies, nous ne serons plus, mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde. »
« Rien de vraiment grand ne se fait sans une parcelle d'amour. »
« La plupart des hommes célèbres meurent dans un véritable état de prostitution. »
« Quand les talons claquent à mon apparition, j'entends les cerveaux se fermer. »
« La limite idéale vers laquelle tend la nouvelle organisation du travail est celle où le travail se bornerait à cette seule forme de l'action: l'initiative. »
« Devenir adulte, c'est apprendre à vivre dans le doute et à developper, au travers des expériences, sa propre philosophie, sa propre morale. Eviter le «prêt-à-penser». »
« L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini. »