« En ce bas monde, la guerre ne finira pas par un accès de sensibilité, par un coup de cœur de l'humanité, mais bien par la cherté de la main-d'oeuvre de la mort, par le coût des coups de canon à 300 francs. »
« Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même ! »
« Certains livres ressemblent à la cuisine italienne: ils bourrent mais ne remplissent pas. »
« La vraie horreur de la nature consiste à préférer sincèrement les tableaux aux paysages et les confitures aux fruits. »
« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu et peut-être de tout ce qu'on verra. »
« La main destructive de l'homme n'épargne rien ; il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer ; il a besoin de tout, et rien ne lui résiste. »
« Jamais le christianisme, si vous y regardez de près, ne vous paraîtra plus sublime, plus digne de Dieu, et plus fait pour l'homme qu'à la guerre. »
« L'Histoire est une conspiration permanente contre la vérité. »
« Un enfant qu'on ne voit jamais lire est destiné par avance à une carrière seulement de mouvement et d'action. Il sera quoi ?...un soldat. »
« Une bonne imitation est une nouvelle invention. »
« Le plus grand ridicule pour une femme, c'est d'être un homme. »
« Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution, c'est la révolution qui emploie les hommes. »
« La province dépasse le roman. Jamais le roman n'inventera la femme d'un commandant de gendarmerie mettant en vers les sermons du vicaire. »
« Il n'y a que deux maux bien réels dans le monde : le remords et la maladie ; le reste est idéal... »