« J'écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu'au plus profond de l'obscurité. »
« Je n'arrive plus à souhaiter aux gens une heureuse année. Pas quand je songe vraiment à ce qui les rendrait heureux. »
« Il est impossible à une personne de s'intéresser vraiment à une autre pendant plus d'un quart d'heure. »
« Il est beaucoup plus facile pour un philosophe d'expliquer un nouveau concept à un autre philosophe qu'à un enfant. Pourquoi ? Parce que l'enfant pose les vraies questions. »
« Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir. »
« La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent. »
« Les physiciens peuvent enterrer leurs erreurs, les architectes seulement conseiller à leurs clients de planter des plantes grimpantes. Aussi devraient-ils aller le plus loin possible de chez eux pour édifier leurs premières constructions. »
« Les villes devraient être bâties à la campagne : l'air y est tellement plus pur. »
« Les vrais départs, les plus tragiques, sont ceux qui n'auront jamais lieu. »
« La vraie force de l'homme est son aptitude à élargir l'esprit le plus étroit. »
« La plus vraie des sagesses est une détermination ferme. »
« La mémoire est l'une des facultés les plus bizarres de notre intelligence. On ne peut vraiment pas s'y fier. »
« La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ? »
« Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir. »