« Toute activité orientée selon l'éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées : l'éthique de responsabilité ou l'éthique de conviction. »
« Je crois, toutes réflexions faites, qu'il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n'est bonne qu'à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir. »
« Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser. L'amour a cela de commun avec les scrupules, qu'il s'aigrit par les réflexions et les retours que l'on fait pour s'en délivrer. Il faut, s'il se peut, ne point songer à sa passion pour l'affaiblir. »
« Tout mérite d'être lu dans le traité des tropes, jusqu'à l'errata; il contient des réflexions sur notre orthographe, sur ses bizarreries, ses inconséquences et ses variations. »
« Journal : le besoin de consigner toutes les réflexions amères, par l'étrange peur qu'on arriverait un jour à ne plus être triste... »
« Il n'est pas de sentences, de maximes, d'aphorismes, dont on ne puisse écrire la contre-partie. »
« Comme les mythes et les suppositoires, aphorismes et maximes ont leur temps. Il faut s'en pénétrer avant qu'ils ne se défraîchissent. »
« Les hommes qu'on ne connaît qu'à moitié, on ne les connaît pas ; les choses qu'on ne sait qu'aux trois quarts, on ne les sait pas du tout. Ces deux réflexions suffisent pour faire apprécier presque tous les discours qui se tiennent dans le monde. »
« Quelques exemples rapportés en peu de mots, donnent plus d'éclat, plus de poids aux réflexions : mais trop d'exemples et trop de détails énervent toujours un discours. »
« Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer. »
« Les maximes les plus profondes sont celles où la pensée semble la plus indépendante des mots et de leur aménagement. »
« Les esprits faux changent souvent de maximes. »
« Les pensées et maximes sont un genre épuisé et un genre futile. »
« Nos réflexions. Elles sont le fruit de notre commerce avec les autres, du frottement de notre intelligence avec la leur et du travail souterrain que nos lectures et nos conversations effectuent en nous. »