« Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ? »
« Parler c'est comme baiser. C'est obscène et beau. »
« Il n'était pas menteur, il avouait la vérité et disait qu'il était cruel. »
« N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ? »
« Toute l'eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle. »
« Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive. »
« Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes. »
« Décrire les passions n'est rien ; il suffit de naître un peu chacal, un peu vautour, un peu panthère. »
« Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes. »
« Infini est le champ du roman. »
« L'argent ne vaut que parce que, de son fait, on peut posséder. »
« Les crayons c'est pas du bois et de la mine, c'est de la pensée par les phalanges. »
« Ne pleurez pas en public. »
« Le doute est un hommage rendu à l'espoir. »