Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, né à Châlons-du-Maine (Mayenne) le 22 février 1864 et décédé le 22 mai 1910 à Paris, est un écrivain français.
« En sortant leur vérité du puits, les indiscrets répandent l'eau partout. »
« Le monocle, une vitrine de ventre. »
« On place ses éloges comme on place de l'argent, pour qu'ils nous soient rendus avec les intérêts. »
« On a beau avoir horreur de la guerre: Victor Hugo et Rostand finissent presque par faire accepter les tueries de Napoléon. »
« Les gens qui se disent blasés n'ont jamais rien éprouvé : la sensibilité ne s'use pas. »
« Nous prononçons de ces paroles inutiles et vaines que le simple mouvement de la marche fait sortir de la bouche. »
« L'amour tue l'intelligence. Le cerveau fait sablier avec le cœur. L'un ne se remplit que pour vider l'autre. »
« Si l'on m'affirmait, preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais mon parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir. »
« Les fées nous échappent. Elles sont radieuses et on ne peut les saisir, et, ce qu'on ne peut pas avoir, on l'aime éternellement. »
« Ce n'est que ridicule d'être sourd, c'est triste d'être aveugle. On peut ainsi mesurer la différence qu'il y a entre la nature visible et les hommes qui parlent. »
« Prononcer vingt-cinq aphorismes par jour et ajouter à chacun d'eux: «Tout est là.» »
« La joie n'a pas de nuances : ce n'est qu'une dilatation du cœur. L'auteur d'un chef-d'oeuvre applaudi et une petite femme qui fait de l'équilibre sur du fil de fer, dans un cirque, jouissent pareillement de leur gloire. »
« S'enfuir dans un village pour en faire le centre du monde. »
« Ces littérateurs sont comme les tonneaux des Danaïdes : ils laissent passer toute l'humanité. »