« Tout se meut dans la destinée inconnue ; la vie est universelle et éternelle, et nous sommes une tribu intellectuelle, gravitant avec nos soeurs dans l'espace sans bornes. »
« Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle. »
« La jalousie des femmes est incommensurable, surtout lorsqu'elles restent entre elles. »
« L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir. »
« Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir ! »
« La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence... »
« Tous les romans font preuve d'un conformisme effarant en matière de rencontres et de passage à l'acte. »
« La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel, comme on l'était. »
« L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer. »
« La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir. »
« Tromper, jouer, trahir : les secrets d'amour. »
« Voilà la plus belle preuve d'amour : prendre la liberté de rester alors qu'on pourrait s'en aller. »
« Quand les talons claquent à mon apparition, j'entends les cerveaux se fermer. »
« Un ami ce n'est pas encombrant. On le laisse quand on trouve mieux. »