« Je passais au bord de la Seine - Un livre ancien sous le bras - Le fleuve est pareil à ma peine - Il s'écoule et ne tarit pas - Quand donc finira la semaine. »
« Au point de vue politique, il n'y a qu'un seul principe, la souveraineté de l'homme sur lui-même. Cette souveraineté de moi sur moi s'appelle Liberté. »
« Si la fournée de pain est manquée, c'est une semaine perdue ; si la moisson est mauvaise, c'est une année de perdue ; si le mariage est funeste, c'est une vie de perdue. »
« Cheveux au vent, comme le coq matinal, le rassembleur chante sa victoire sur le fainéantisme. »
« La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité. »
« L'effigie est verrou, l'idole prison, la figure serrure. Une seule clef peut faire tomber ces chaînes: le signe. »
« Le chemin est court qui va de la crainte à la haine. »
« Certaines vérités ne nous paraissent invraissemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas. »
« Les preuves ne convainquent que l'esprit. La coutume fait nos preuves les plus fortes et les plus crues ; elle incline l'automate qui entraîne l'esprit sans qu'il y pense. »
« Violon. Instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement d'une queue d'un cheval sur les boyaux d'un chat. »
« Les étoiles sont nos ancêtres ; nous sommes des poussières d'étoile : c'est une des grandes découvertes de l'astronomie contemporaine. »
« Liberté, égalité, fraternité! Paroles vaines, funestes même, depuis qu'elles sont devenues politiques; car la politique en a fait trois mensonges. »
« Je dis "aime",comme un emblème,la haine, je la jette. »
« C'est avec les roseaux pensants qu'on fait les chaînes qu'on abat. »