« Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie. »
« L'aube court aux trousses de la nuit, comme un chat à celles d'une souris. »
« C'est la mort qui console, hélas et qui fait vivre ; C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au soir. »
« Il y a une dignité à vieillir comme on a vécu. »
« On parle sans cesse du temps perdu qui ne se rattrape jamais, alors que personne ne se demande comment rattraper le temps gagné. »
« Il faut rougir de commettre des fautes et non de les avouer. »
« La nature nous est nécessaire comme le mensonge. »
« Les maths peuvent être définies comme la science dans laquelle on ne sait jamais de quoi l'on parle ni si ce que l'on dit est vrai. »
« La mort ne peut être imaginée, puisqu'elle est absence d'images. Elle ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. »
« Les mots, vous savez, c'est un peu comme la levure de boulanger, ils prennent leur temps pour faire lever la pâte ! »
« L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin. »
« Les lois sont comme les proverbes: on en trouve toujours une qui justifie la violation de l'autre. »
« Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner. »
« La production des idées, des représentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes: elle est le langage de la vie réelle. »