« Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré. »
« Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché ; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix. »
« La pitié est toujours le même sentiment. Celà n'importe pas si vous la ressentez pour un humain ou pour une mouche. »
« Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature. »
« Si tu n'es pas capable de voir les autres, tu ne peux pas non plus te voir toi-même. »
« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. »
« La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie. »
« La plus importante et la plus négligée de toutes les conversations, c'est l'entretien avec soi-même. »
« On commence à fumer pour montrer qu'on est un homme. Vingt ou trente ans plus tard, c'est pour la même raison qu'on essaie de s'arrêter. »
« L'homme naturellement ambitieux et orgueilleux ne trouve jamais en lui-même pourquoi un autre lui doit commander, jusqu'à ce que son besoin propre le lui fasse sentir. »
« Plus on est monté haut, plus on est descendu profond à l'intérieur de soi-même. »
« Il n'y a pas de pensée sans corps, mais en même temps, il n'y a pas non plus de corps sans pensée. »
« On vit fort bien sans se connaître soi-même, à plus forte raison sans être connu des autres. »
« Ce qu'il y a peut-être de plus sage, c'est de se faire soi-même son propre confident. »