« Il y a un passage dans l'enfance où l'on devrait noter tout ce que l'on dit, car tout est sage et lumineux. »
« Que nul n'attribue à soi-même - les victoires qu'il doit à la grâce. - Nous n'avons de force que pour le mal: - tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté. »
« Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu'il s'agit de principes fondamentaux. »
« Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous. »
« Rien ne dure toujours, nous sommes voués à la nouveauté. »
« Enfonce-toi dans l'inconnu qui creuse. Oblige-toi à tournoyer. »
« Ce qui les inquiète toutes - à leur propre sujet - c'est la facilité avec laquelle je me console du départ de la précédente. »
« Un ami est toujours un personnage à deux faces. D'un côté, il nous renvoie notre image, de l'autre il appartient à cette société qui nous est inconnue. »
« Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers. »
« La philosophie peut se définir non comme la science de tout mais comme la science du tout. »
« Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant la bouillabaisse, ce qui ne t'étonnera pas lorsqu'il s'agit de peindre de grands tournesols. »
« La disparition d'un être proche touche davantage les adultes que les enfants, car seule la douleur des adultes se nourrit d'imaginaire. »
« Il y a du bonheur dans toute espèce de talent. »
« Je suis corps tout entier et rien d'autre ; l'âme n'est qu'un mot désignant une parcelle du corps. »