« On ne s'imagine Platon et Aristote qu'avec de grandes robes de pédants. C'étaient des gens honnêtes et, comme les autres, riant avec leurs amis ; et, quand ils se sont divertis à faire leurs Lois et leur Politique, ils l'ont fait en se jouant. »
« Les gouvernements impopulaires durent autant que les autres. D'abord il n'y a pas de gouvernements populaires. Gouverner, c'est mécontenter. »
« Un amour peut être guéri par un autre amour, comme un poison est souvent chassé par un autre poison. »
« L'homme n'est qu'un sujet plein d'erreur.... Ces deux principes de vérités, la raison et les sens, outre qu'ils manquent chacun de sincérité, s'abusent réciproquement l'un l'autre. »
« La solitude est le fond ultime de la condition humaine. L'homme est l'unique être qui se sente seul et qui cherche l'autre. »
« Il est fort dangereux qu'une femme trouve son mari ridicule et qu'elle fasse cette découverte en collaboration avec un autre homme. »
« Les liens de la gourmandise retiennent plus que tous les autres et l'on prend souvent un mari à l'appât d'une bonne table. »
« Ce n'est pas en rabaissant les autres qu'on s'élève. »
« Toutes les vérités ne se peuvent pas dire : les unes parce qu'elles m'importent, et les autres parce qu'elles importent à autrui. »
« Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes. »
« Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort. »
« Les yeux des autres sont autant de miroirs déformants et qui tuent à petit feu. »
« On passe la moitié de sa vie à retenir sans comprendre, et l'autre moitié à comprendre sans retenir. »
« Il vaudrait certainement la peine de décrire deux ou trois fois une vie; une fois comme l'écrirait un ami enthousiaste, une autre comme la décrirait un ennemi et une autre encore comme l'écrirait la vérité elle-même. »