« Je jette avec grâce mon feutre, - Je fais lentement l'abandon - Du grand manteau qui me calfeutre, - Et je tire mon espadon; - Elégant comme Céladon, - Agile comme Scaramouche, - Je vous préviens, cher Mirmydon, - Qu'à la fin de l'envoi je touche! »
« Écrire consiste à rêver avec une intensité telle que nous parvenons à arracher au monde un morceau. »
« A force de vivre au milieu des tableaux, on finit par se taire ; on vit surtout avec les yeux. »
« Les innovations sont presque toujours le fait d'explorateurs individuels ou de petits groupes, et presque jamais celui de bureaucraties importantes et hautement structurées. »
« La bête arrache le fouet au maître et se fouette elle-même pour devenir maître, et ne sait pas que ce n'est pas là qu'un fantasme produit par un nouveau noeud dans la lanière du maître. »
« La censure épargne les corbeaux et tourmente les colombes. »
« Jean-Paul II est tombé dans sa salle de bains. Comme quoi la religion est en perte de vitesse: Jésus marchait sur l'eau, et Jean-Paul II a des difficultés à marcher sur un carrelage! »
« La performance commerciale absolue: vendre des produits de beauté à des femmes irrémédiablement laides. »
« Perdre est une sensation définitive; elle n'a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu'un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu'on peut le perdre. »
« Le Néant parti, reste le château de la pureté! »
« Posez une grenouille sur une chaise en or, elle sautera à nouveau dans la mare. »
« Là, le bruit des vagues et l'agitation de l'eau, fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation, la plongeaient dans une rêverie délicieuse... »
« Le manteau de la liberté sert à couvrir nombre de petites chaînes. »
« Le désordre au niveau individuel entraîne un déterminisme collectif. »