« Si la fournée de pain est manquée, c'est une semaine perdue ; si la moisson est mauvaise, c'est une année de perdue ; si le mariage est funeste, c'est une vie de perdue. »
« Nous donnons bien souvent de divers noms aux choses :Des épines pour moi, vous les nommez des roses. »
« Il n'y a pas de répression de l'espoir ; à moins de l'étouffer soi-même. »
« Le récit de la fête est la moitié de la fête. »
« Avoir des dettes est le seul moyen de rester dans la mémoire des classes commerçantes. »
« Nous sommes tous les témoins passifs d'une barbarie sans cesse renouvelée. »
« La forme syllogistique, si chère aux scolastiques pour leurs vaines disputes, est bien moins nécessaire dans les véritables sciences que ces mêmes scolastiques ne le pensent ou ne le disent. »
« Chaque jour, on s'en va de soi. Des morceaux de peau, des provinces de nos mémoires se retirent. »
« Le hasard de la naissance est moindre que le hasard du scrutin. »
« Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage. »
« Je suis un gaucher contrariant. C'est plus fort que moi. Il faut que j'emmerde les droitiers. »
« Ô Seigneur, accordez-moi la patience, et tout de suite ! »
« Le travail précède toute récompense. Il faut planter avant de moissonner, semer dans la tristesse avant de récolter dans la joie. »
« Un tableau était une somme d'additions. Chez moi, un tableau est une somme de destructions. »