« Le hasard est plus docile qu'on ne pense. Il faut l'aimer. Et dès qu'on l'aime, il n'est plus hasard, ce gros chien imprévu dans le sommeil des jeux de quilles. »
« Pour être heureux il ne faut pas trop chercher le bonheur. Il faut le prendre quand il passe, le vivre pleinement et surtout ne pas penser que cela ne dure qu'un instant. »
« Il estoit homme désordonné, dissolu et desbordé en despense et abysmé de dettes. »
« L'optimisme m'est toujours apparu comme l'alibi sournois des égoïstes, soucieux de dissimuler leur chronique satisfaction d'eux-mêmes. Ils sont optimistes pour se dispenser d'avoir pitié des hommes, de leur malheur. »
« ... L'homme de croyance et de piété est éminemment protégé contre le danger de certaines affections névrotiques; l'adoption de la névrose universelle le dispense de la tâche de former une névrose personnelle. »
« L'ironie consiste à dire, par une raillerie, ou plaisante, ou sérieuse, le contraire de ce qu'on pense, ou de ce qu'on veut faire penser. »
« C'est le langage qui génère la pensée. »
« Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel. »
« La manière dont on digère décide presque toujours de notre manière de penser. »
« Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. »
« La mer isole de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins. »
« Le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus noble. »
« Il ne peut y avoir, d'un côté, la forme, de l'autre, le fond. Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite. »
« Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être. »