« On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres. »
« Regarde le joli épouvantable à oiseaux ! »
« Le triomphe accompli dénature continuellement nos véritables sources de joie. »
« La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes. »
« Il faut écouter... Parler, écouter, écrire, tout ça est évidemment la même chose. Les tableaux s'écoutent aussi. Ils sont faits pour être vus mais plus encore pour être écoutés. »
« Celui qui n'a jamais eu de rage de dents ne connaît pas la souffrance véritable. On a vu des hommes à poigne atteints de cette affection vagir comme des nouveau-nés. »
« Le véritable talent, c'est de réagir de la même façon devant la victoire et la défaite. »
« La plupart de nos malheurs sont plus supportables que les commentaires que nos amis font sur eux. »
« Pour rendre l'opéra supportable, il faudrait allonger les ballets et raccourcir les jupes des danseuses. »
« Tous les vices ressemblent à la guerre, toujours menaçante, toujours évitable. »
« Sauf la vieillesse, qui est un signe indubitable de l'approche de la mort, de tous les autres accidents, je vois peu de signes de l'avenir sur quoi nous ayons à fonder notre divination. »
« Le dernier refuge contre les téléphones portables: les cabines téléphoniques. »
« Il y a dans la mise en scène d'un bon repas autre chose que l'exercice d'un code mondain; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique: on regarde (on guette?) sur l'autre les effets de la nourriture. »
« La croyance n'est rien qu'une conception d'un objet plus vive, plus vivante, plus forte, plus ferme, plus stable que celle que l'imagination seule est jamais capable d'obtenir. »