« Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs. »
« Rien ne fait voir l'avenir couleur de rose comme de le contempler à travers un verre de chambertin. »
« Si chacun en Algérie connaît le pouvoir de la force d’inertie pour l’expérimenter une dizaine de fois par jour, peu se demandent comment cette force peut-elle agir, annihilant toutes les autres forces (celle de l’initiative, de l’histoire et du changement) »
« Il faut savoir ce qu'on veut. Quand on le veut, il faut avoir le courage de le dire. Et quand on l'a dit, il faut avoir le courage de le faire. »
« On se réjouissait à ta naissance et tu pleurais; vis de manière que tu puisses te réjouir au moment de ta mort et voir pleurer les autres. »
« Recevoir sans donner fait tourner l'amitié. »
« On est toujours plus ou moins exilé : du ventre de sa mère, ensuite de toute la famille, puis du lieu, du souvenir. »
« ... Nous devons méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu'il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l'avoir. »
« Il se peut qu'un enfant unique soit gâté, non pas tant en cadeaux qu'à cause du temps consacré à ses problèmes, mais croyez-moi, il y a des moments où il souhaiterait avoir un frère ou une soeur pour essuyer les chocs avec lui. »
« Retenez bien ceci : Livre = connaissance = pouvoir = énergie = matière = masse. Une bonne bibliothèque n'est donc qu'un trou noir cultivé. »
« L'aigle ne perdit jamais plus de temps que lorsqu'il consentit à recevoir les leçons du corbeau. »
« A 20 ans, la femme est instable, c'est l'Asie. A 30 ans, elle est ardente, c'est l'Afrique. A 40, elle est technique, c'est l'Amérique. A 50, elle est hors circuit, c'est l'Australie. A 60, elle regrette de n'avoir pas joui plus de la vie, c'est l'Europe. »
« Le souci de sa propre image, voilà l'incorrigible immaturité de l'homme. »
« Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent - Pour partir; cœurs légers, semblables aux ballons, - De leur fatalité jamais ils ne s'écartent, - Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons. »