« Il y a quelque chose de grisant à asséner les faits bruts et à observer sur le visage de l'autre les transformations qu'ils opèrent. »
« Ecrire, c'est traduire en mots des pensées, des faits, des sentiments, des sensations, le corps, la chair, le silence. La vie est la langue étrangère de l'écrivain. »
« Le souvenir, ce n'est jamais fini, il n'y a pas de commencement ni de fin. »
« L'auteur, malgré la formule consacrée, ne rencontre jamais ses lecteurs. »
« Les hommes quittent leur femme parce qu'elles ne peuvent plus avoir d'enfants. »
« Le silence est un refus d'appartenir. »
« L'amour, c'est quand on ne dit rien - qu'est-ce qu'on pourrait dire qui vaille ? »
« On ne refait pas sa vie à soixante-quinze ans, non, mais on peut bien la commencer. »
« Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats. »
« La fin, quand c'est fini, comment le sait-on, comment fait-on, comment ça finit ? »
« Peut-on se montrer sans être nu ? »
« Il y a des hommes passés maîtres dans l'art d'entendre les interrogations muettes. »
« Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre aux livres quand on n'a pas souffert ? »
« Les femmes ne décident pas des hommes ; ce ne sont pas les femmes qui font les hommes. »