« L'homme compense le poids du mal dont on lui a écrasé l'échine par la masse de sa haine. »
« ... Toute la valeur de l'être humain tient à cette faculté de se surpasser, d'être en dehors de soi, d'être en autrui et pour autrui. »
« ... La mort et l'immortalité formant un couple d'amants inséparables, celui dont le visage se confond avec le visage des morts est immortel de son vivant. »
« ... Parvenir à la conclusion qu'il n'y a pas de différence entre le coupable et la victime, c'est laisser toute espérance. Et c'est ça qu'on appelle l'enfer, ma petite. »
« Mais le conformisme de l'opinion publique est une force qui s'est érigée en tribunal, et le tribunal n'est pas là pour perdre son temps avec des pensées, il est là pour instruire des procès. »
« La politique, c'est l'écume sale sur la surface de la rivière, alors qu'en fait la vie de la rivière s'accomplit à une bien plus grande profondeur. »
« Le présent, ce point invisible, ce néant qui avance lentement vers la mort. »
« L'amour physique est impensable sans violence. »
« ... Il n'y a pas pire châtiment, pire horreur que de transformer un instant en éternité, d'arracher l'homme au temps et à son mouvement continu. »
« Le sommeil partagé était le corps du délit de l'amour. »
« Avant de disparaître totalement du monde, la beauté existera encore quelques instants, mais par erreur. La beauté par erreur, c'est le dernier stade de l'histoire de la beauté. »
« L'optimiste est l'opium du genre humain ! L'esprit saint pue la connerie. »
« La bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout. La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout. »
« ... Le roman est le fruit d'une illusion humaine. L'illusion de pouvoir comprendre autrui. »