« L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance. »
« Rien n'intrigue davantage d'un certain langage, et l'accent qu'on met dedans. »
« En l'homme qui est vautré depuis trente ans sur le canapé avec sa bouteille de bière se cache peut-être un immortel génie. »
« On ne fuit jamais assez loin et on ne se fuit jamais assez longtemps ! Car toujours vous rejoint l'inadmissible. »
« La vie est un éclair mais la mort est sans fin. »
« La mort, c'est long parfois, ça veut vivre avant de finir. »
« Lorsqu'on ne choisit pas, on ne peut aimer ni les choses ni les êtres. Au mieux peut-on les voir avec indifférence. »
« Il n'y a pas de véritable méditation qui ne laisse pas épuisé. »
« Rien ne se perd jamais sinon soi-même, et c'est sans intérêt pour personne. »
« Poussée à bout la solitude n'est que la face voilée de la multitude. »
« Que pouvons-nous pour les autres quand les autres ne sont pas capables d'y faire quoi que ce soit ? »
« Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir. »
« C'est toujours très curieux ce qui se passe quand on se meurt d'amour et qu'on n'a personne pour se jeter dedans, follement. »
« L'histoire de la lecture est celle d'une exclusion, d'une renonciation. »