« Discuter, c'est comme se faire des abdominaux dans la tête. »
« La morale commence là où s'arrête la police. »
« Je voudrais que l'idée inspiratrice d'un philosophe soit parfois capable de descendre des neiges où elle est née et qu'elle vienne, comme une colombe, se poser sur la branche d'un arbre au milieu des hommes qui peinent. »
« La seule différence entre un sage et un imbécile, c'est que le sage a tendance à commettre des erreurs beaucoup plus graves, parce que personne ne confie des décisions importantes à un imbécile. »
« Aujourd'hui les femmes doivent se présenter aux élections, devenir responsables de grandes entreprises, au lieu tout simplement de diriger le monde d'un battement de cils, comme elles faisaient auparavant. »
« Alors commença l'intimité enfantine et charmante des niaiseries d'amour, des petits mots bêtes et délicieux, le baptême avec des noms mignards de tous les détours et contours et replis de leurs corps où se plaisaient leurs bouches. »
« La poésie comme l'amour risque tout sur des signes. »
« Les belles traductions, comme les belles épouses, ne sont pas toujours les plus fidèles. »
« Je suis comme les petits ruisseaux ; ils sont transparents parce qu'ils sont peu profonds. »
« Tout est dans un flux continuel sur la terre. Rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles. »
« Comme les vendanges, les amours tardives sont les plus délicieuses. »
« Dans la peinture comme dans les autres arts, il n'y a pas un seul procédé, si petit soit-il, qui s'accommode d'être mis en formule. »
« Le solitaire est donc effectivement quelqu'un qui peuple sa solitude d'une altérité. Il a besoin d'une altérité pour s'éprouver comme une identité, car s'il perd cette altérité il n'est plus rien. »
« Je n'ai rien d'un surhomme, d'un initié; je me bats tout simplement avec l'arc de ma voix, avec la pulpe du doigt sur la peau du tambour, avec les grains de souffle qui agite mon corps comme un hochet. »