« La réussite est la place qu'on occupe dans les journaux. La réussite est l'insolence d'un jour. »
« En journalisme, on peut écrire une mauvaise page aujourd'hui à condition d'en écrire une bonne demain. Dans une pièce de théâtre, il faut déchirer la page mauvaise. »
« Toujours l'homme chez qui une pensée germe sur une autre pensée s'éloigne de son but, parce que l'une affaiblit l'élan de l'autre. »
« Il faut toujours subir pour choisir. »
« La terre s'use, l'amitié des âmes, jamais. Quand on s'aime d'amitié, on voudrait pourtant que nos corps ne vieillissent point parce qu'on sait que la séparation approche de jour en jour. »
« L'écriture d'un journal est un plaisir solitaire. Un soulagement, plutôt. Un déversoir pour la rage. »
« Abolir la dualité des sexes est une crainte de l'imaginaire démocratique, hier avec la citoyenneté des femmes, aujourd'hui avec le pacte de solidarité. »
« La moindre chose qui se forme au monde est toujours le produit d'une formidable coïncidence. »
« Un chien pressé se souvient toujours que la ligne droite est le plus court chemin d'un poing à un os. »
« Notre vie est un roman qui s'écrit tout seul, et nous sommes des personnages qui ne comprennent pas toujours très bien ce que veut l'auteur. »
« La chaise est toujours assise. »
« Vous avez beau cacher la queue d'un âne, il montrera toujours ses oreilles. »
« La force temporelle véritable réside aujourd'hui dans les industriels, et la force spirituelle dans les savants. »
« On n'aime jamais plus son pays que quand on s'en est éloigné et qu'on ne peut plus y revenir. C'est toujours l'éternel et irrésistible attrait du fruit défendu qu'il exerce sur nous. »