« Les livres enseignent tout. Excepté la vie. Celle-ci ne s'apprend qu'en vivant. »
« Le vice suprême est d'être superficiel. Tout ce qui atteint son accomplissement devient bon. »
« Toute réussite déguise une abnégation. »
« Il faut tout dire: le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles. »
« A étudier la production des autres, on risque toujours plus ou moins de neutraliser son propre génie créateur. »
« Ecrire est une forme de mensonge. C'est-à-dire de fiction, de hâblerie, de mystification. Simplement parce qu'on ne peut pas tout dire. »
« Quelque humilié que soit ton ennemi, sache qu'il est toujours à craindre. »
« Les hommes d'Etat vivent au jour le jour, tous les événements les surprennent, et les problèmes qu'ils s'efforcent de résoudre sont ceux de la veille ou de l'avant-veille, qu'ils n'ont d'ailleurs pas encore compris. »
« Nous voyons par expérience que le riche, à qui tout abonde, n'est pas moins impatient dans ses pertes que le pauvre, à qui tout manque. »
« Les vrais mariages sont toujours insensés. »
« L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie. »
« Tout ce que le cœur désire peut toujours se réduire à la figure de l'eau. »
« Les guerres comme les passions les plus amoureuses proviennent toujours de la distance entre le mot et la chose. »
« On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal. »