« La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue. »
« Marcher dans une forêt entre deux haies de fougères transfigurées par l'automne, c'est cela un triomphe. Que sont à côté suffrages et ovations? »
« Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille. »
« Quiconque a un rêve devrait aller en Italie. Peu importe si l'on pense que le rêve est mort et enterré, en Italie, il se lèvera et marchera à nouveau. »
« La forme syllogistique, si chère aux scolastiques pour leurs vaines disputes, est bien moins nécessaire dans les véritables sciences que ces mêmes scolastiques ne le pensent ou ne le disent. »
« Les larmes ne sécheraient jamais si l'on n'oubliait pas les morts. »
« Oui, en vérité, mon cher maître, notre théâtre est à la glace; il n'y a dans la plupart de nos tragédies, ni vérité, ni chaleur, ni action, ni dialogue. »
« Si la richesse afflue et fait sonner son or, Veillez à n'y jamais attacher votre cœur. »
« En boucherie, comme en musique, le boeuf n'est plus qu'une improvisation collective. »
« De même qu'un singe qui prend ses ébats dans la forêt saisit une branche puis l'abandonne aussitôt pour se raccrocher à une autre, ainsi, ce que vous nommez pensée, connaissance, se forme et se dissout sans cesse. »
« Mourir, c'est probablement se brancher sur la fréquence que nous recherchons toute notre vie inconsciemment. »
« Je suis un gaucher contrariant. C'est plus fort que moi. Il faut que j'emmerde les droitiers. »
« Est-ce dans le bouquet que la fleur est plus belle, ou bien dans le pré où elle pousse, quand nous nous sommes mouillé les pieds pour aller la chercher? »
« Si tu ne veux pas que les choucas t'assiègent de leurs cris, ne sois pas la boule d'un clocher. »