« Écrire, c'est unir la vie intérieure à la vie extérieure. C'est attendre longtemps, sans avoir peur, avant de pouvoir lier l'histoire du monde à son histoire. »
« Il vaudrait certainement la peine de décrire deux ou trois fois une vie; une fois comme l'écrirait un ami enthousiaste, une autre comme la décrirait un ennemi et une autre encore comme l'écrirait la vérité elle-même. »
« Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance. »
« J'en suis réduite à écrire des notes interminables dans les marges de livres qui ne sont même pas à moi mais à la bibliothèque. Un jour ou l'autre ils s'apercevront que c'est moi qui ai fait le coup et me retireront ma carte. »
« Je n'attache absolument aucun prix à la valeur littéraire de mon oeuvre... Charpentier, j'aurais mis la même conscience à bien raboter une planche que celle qu'en écrivant je mets à bien écrire. »
« Ecrire et chanter, c'est ma vie. Arrêter, ce serait mourir ! »
« Il faut écouter... Parler, écouter, écrire, tout ça est évidemment la même chose. Les tableaux s'écoutent aussi. Ils sont faits pour être vus mais plus encore pour être écoutés. »
« Un intellectuel, c'est d'abord quelqu'un qui réfléchit avant d'écrire et de parler, qui réfléchit avant de réfléchir, et qui réfléchit même sur l'utilité de la réflexion avant la réflexion proprement dite. »
« Il y a des écrivains qui ne parlent que de leur difficulté, de leur douleur. Si j'écris c'est parce que j'ai envie d'écrire. »
« Pour bien écrire il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de n'être pas entendu. »
« C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent. »
« La littérature doit être facile à comprendre et difficile à écrire. »
« Ecrire, trouver le mot, c'est éjaculer soudain. »
« Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler. »