« Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être. »
« La poésie n'a été pour moi que ce qu'est la prière, le plus beau et le plus intense des actes de la pensée, mais le plus court et celui qui dérobe le moins de temps au travail du jour. La poésie, c'est le chant intérieur. »
« Sans pensées va rarement sans mots. »
« Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ? »
« Il ne peut y avoir, d'un côté, la forme, de l'autre, le fond. Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite. »
« Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel. »
« Vous parlez quand vous cessez d'être en paix avec vos pensées. »
« La pensée se forme dans l'âme comme les nuages se forment dans l'air. »
« L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre. »
« Malheureuse condition des hommes ! A peine l'esprit est-il parvenu au point de sa maturité, le corps commence à s'affaiblir. »
« L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir. »
« Que les gens sont absurdes! Ils ne se servent jamais des libertés qu'ils possèdent, mais réclament celles qu'ils ne possèdent pas; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole. »
« Ce qui importe ce n'est pas d'être un homme d'action mais un homme d'action utile. Et l'action utile se fait d'abord dans la pensée. »
« Ecrire, c'est traduire en mots des pensées, des faits, des sentiments, des sensations, le corps, la chair, le silence. La vie est la langue étrangère de l'écrivain. »