« Cette manie qu'ont les sots de vouloir qu'on leur donne la raison de ce qu'ils ne peuvent comprendre et de se fâcher quand ils ne comprennent pas est un des plus grands obstacles au progrès. »
« Le conditionnel est la plus jolie conjugaison du monde, et il va sans dire, la plus confortable. »
« Plus on pense de façon objective, moins on existe. »
« Un texte expliqué n'est plus un texte. On vit avec une idée, on ne la désarticule pas; on lutte avec elle, on n'en décrit pas les étapes. »
« Les hommes commencent par l'amour, finissent par l'ambition et ne se trouvent souvent dans une assiette plus tranquille que lorsqu'ils meurent. »
« Une larme est ce qu'il y a de plus vrai, de plus impérissable au monde. »
« Ce qui apparaît le plus nettement dans une oeuvre de maître, c'est la «volonté», le parti pris. Pas de flottement entre les modes d'exécution. Pas d'incertitude sur le but. »
« A cinquante-cinq ans, j'ai conservé ma force virile, et je compte bien que cela durera encore vingt ans; or je vieillirai, je deviendrai repoussant, les femmes ne viendront plus de bon cœur, j'aurai donc besoin d'argent. »
« Au fil du temps, mes oeuvres me paraissent de plus en plus étrangères. Sans doute leur propre évolution est-elle la preuve tangible et indubitable de ma vie. »
« Nous mourons, quand il n'y a plus personne pour qui nous voulions vivre. »
« Choisis plutôt d'être la queue du lion que la tête du renard. »
« C'est toujours au moment de se lever qu'on a le plus envie de dormir. Donc l'homme devrait attendre qu'il se lève pour se coucher. »
« Ilz ne pensoient à autre chose qu'à prendre les plus precieux meubles qu'ilz eussent pour s'enfouir à touz es deserts de la Scythie. »
« L'homme ne s'aperçoit pas qu'on l'étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes «d'expression de sa personnalité». »