« Plus la science se développe, plus nous devons nous en reporter à la foi. Drôle de situation : Il ne s'est jamais autant fait d'actes de foi qu'à l'âge d'or de la science. »
« On peut être fier de n'importe quoi si c'est tout ce que l'on a. »
« Quand l'homme se reconnaît trop faible pour réaliser ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour. »
« Après quarante ans, c'est sur la nuque que nous portons notre véritable visage, regardant désespérément en arrière. »
« L'argent n'a pas d'importance, mais le manque d'argent, oui. »
« Vivre, il n'y a là aucun bonheur. Vivre: porter de par le monde son moi douloureux. - Mais être, être est bonheur. Etre: se transformer en fontaine, vasque de pierre dans laquelle l'univers descend comme une pluie tiède. »
« Quelle admirable invention du diable que les rapports sociaux ! »
« L'art est le produit d'une magie suggestive intégrant le sujet et l'objet, et il résulte toujours du rapport étroit entre l'artiste et le monde extérieur. »
« Trop de beauté, c'est un peu comme trop de bonheur ; on se demande si l'on aura la force de le supporter. »
« J'ai fait illustre un nom qu'on m'a transmis sans gloire. - Qu'il soit ancien, qu'importe? Il n'aura de mémoire - Que du jour seulement où mon front l'a porté. »
« Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent a la guerre: insouciance, belle-humeur, accoutumance a l'imprévu, notion exacte de l'effort à faire sans dépenser des forces inutiles. »
« Le concret, c'est ce qui est intéressant, la description d'objets, de paysages, de personnages ou d'actions ; en dehors, c'est du n'importe quoi. »
« Que m'importent les tulipes et les roses, puisque par la pitié du Ciel, j'ai, pour moi seul, tout le jardin. »
« Quand le plafond baisse il vaut mieux habiter près d'une Bourse que d'un aéroport: les petits porteurs font moins de bruit que les gros. »