« Trente rayons convergent au moyeu, mais c'est le vide médian qui fait marcher le char. »
« ... La compétition dans la poursuite des éloges incline à révérer l'antiquité: car on rivalise avec les vivants, non avec les morts; à ceux-ci, on attribue plus que leur dû, afin de pouvoir mieux obscurcir la gloire de ceux-là. »
« Vous avez un avantage terrible sur la personne qui vous calomnie ou se montre volontairement injuste envers vous; vous avez le pouvoir de lui pardonner. »
« Les occasions de nostalgie sont rares, il faut les cultiver. Car bien sûr, c'est de cela que demain sera fait. »
« Qui prévient le moment l'empêche d'arriver. »
« L'ennui avec la télévision, c'est qu'on la regarde pour se changer les idées et qu'elle finit par nous laver le cerveau. »
« Si je deviens centenaire, je me lèverai chaque matin pour lire les faire-part nécrologiques des journaux, si mon nom n'y est pas, je retournerai me coucher. »
« Il estoit loisible aux censeurs de degrader et oster du senat un senateur qui se gouvernoit indignement. »
« La véritable sagesse consiste à ne pas s'écarter de la nature, mais à mouler notre conduite sur ses lois et son modèle. »
« Une haie de séparation garde verte l'amitié. »
« Dans une nation qui est dans la servitude, on travaille plus à conserver qu'à acquérir. Dans une nation libre, on travaille plus pour acquérir qu'à conserver. »
« Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l'hiver. »
« La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que de prudence. »
« Il en est qui, pour avoir vu à découvert les parties secrètes de l'objet aimé, ont été pris d'hésitation au moment le plus vif de leurs transports. »