« Qui attend les souliers d'un mort risque d'aller pieds nus. »
« Point n'est besoin d'aller chercher midi à quatorze heures. »
« Il ne faut attendre son bien que de soi-même. »
« Le bonheur est éphémère, il passe sans s'arrêter, il s'attarde parfois, l'espace d'une illusion, mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder. Il est si fragile, si vulnérable, il suffit de trois fois rien pour l'effrayer, le voir fuir à jamais. »
« Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. »
« Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ; elle transforme en fantasmes, rêveries contingentes, des projets qui s'étaient d'abord constitués comme volonté et comme liberté. »
« La vie étant un éternel recommencement, seule l'acceptation de la défaite signifie la fin de tout. Tant et aussi longtemps que l'on sait recommencer, rien n'est totalement perdu. »
« Le mariage multiplie par deux les obligations familiales et toutes les corvées sociales. »
« Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite. »
« La femme n'est victime d'aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux. »
« Le présent n'est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l'action. »
« Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde. »
« La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire. »
« Si je prétendais assumer à l'infini les conséquences de mes actes, je ne pourrais plus rien vouloir. »