« A vingt ans on veut changer le monde, à quarante on veut changer de corps, et après cinquante ans, quand rien ne vous dérange, c'est qu'on est mort. »
« L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes. »
« Dans les écoles, on apprend des quantités de dates de batailles ridicules, des noms d'anciens rois tout aussi absurdes... Mais, de l'homme, on ne sait rien ! »
« La vie est née dans la violence. Sur la tête de chacun de nous pèse la malédiction ancestrale de cinquante millions de meurtres. »
« La cinquantaine, c'est l'adolescence qui revient de l'autre côté de la vie adulte. »
« Un idéaliste est quelqu'un qui, remarquant qu'une rose sent meilleur qu'un chou, conclut qu'elle fera une meilleure soupe. »
« Tous les grands hommes sont doués d'intuition. Un vrai chef n'a besoin ni de tests psychologiques, ni de fiches de renseignements pour choisir ses subordonnés. »
« Il n'y a pas cinquante manières de faire la guerre, il n'y en a qu'une : la sale. »
« Le seul événement marquant de ma vie : avoir vieilli. »
« La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité. »
« En disant deux fois pardon, tu ne pardonnes pas deux fois, mais tu rends le pardon plus solide. »
« Une constitution qui, au dix-neuvième siècle, contient une quantité quelconque de peine de mort, n'est pas digne d'une république. »
« L'un des préjudices d'avoir refusé de prendre part à la vie politique est que vous finissez par être gouverné par vos subordonnés. »
« Homme féroce, homme sensible, que de fois il t'est arrivé, partout où tu t'abandonnes au rêve, d'imaginer la mort de ta femme, et de fondre en larmes ! »