« Regarder "loin", c'est regarder "tôt". »
« Les guerres comme les passions les plus amoureuses proviennent toujours de la distance entre le mot et la chose. »
« Ecrire est un grand amour. L'amour est le cycle de la parole. »
« Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle. »
« L'homme est un accident de parcours, dans un cosmos vide et froid. Il est un enfant du hasard. »
« Le drame de l'existence humaine... Est de devoir renoncer un jour à être dans la lumière... »
« L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir. »
« Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir ! »
« La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence... »
« De la dépouille de nos bois - L'automne avait jonché la terre: - Le bocage était sans mystère, - Le rossignol était sans voix. »
« ... Toute littérature est traduction. Et traduction à son tour, la lecture que l'on en fait... D'où cet autre sentiment selon lequel on n'en aura jamais fini avec les textes que l'on aime, car ils rebondissent d'interprétation en interprétation... »
« L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer. »
« Comme la femme enceinte ne sait pas ce que son ventre prépare, nous ignorons quelles merveilles peuvent encore surgir du développement de la complexité cosmique. »
« Dans quelques décennies, nous ne serons plus, mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde. »