« De la dépouille de nos bois - L'automne avait jonché la terre: - Le bocage était sans mystère, - Le rossignol était sans voix. »
« ... Toute littérature est traduction. Et traduction à son tour, la lecture que l'on en fait... D'où cet autre sentiment selon lequel on n'en aura jamais fini avec les textes que l'on aime, car ils rebondissent d'interprétation en interprétation... »
« L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer. »
« Comme la femme enceinte ne sait pas ce que son ventre prépare, nous ignorons quelles merveilles peuvent encore surgir du développement de la complexité cosmique. »
« Dans quelques décennies, nous ne serons plus, mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde. »
« La limite idéale vers laquelle tend la nouvelle organisation du travail est celle où le travail se bornerait à cette seule forme de l'action: l'initiative. »
« Devenir adulte, c'est apprendre à vivre dans le doute et à developper, au travers des expériences, sa propre philosophie, sa propre morale. Eviter le «prêt-à-penser». »
« Un ami ce n'est pas encombrant. On le laisse quand on trouve mieux. »
« L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini. »
« La pudeur est un voile dont on s'habille par amour pour une seule personne devant qui on est impudique. »
« La critique des sots est l'encens du génie. »
« La perception du temps est sans doute liée aux moyens techniques dont l'homme se sert pour gagner du temps ou le tuer. »
« Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination. »
« Le pirate doit savoir conduire sa barque aussi bien sinon mieux que les navigateurs qu'il brave. »