« La terre n'appartient à personne : elle se donne à tous ceux qui sont assez grands pour l'étreindre. »
« Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure. »
« Pour mon arrière saison, - Je ne vois et n'envisage, - Que le malheur d'être sage. »
« Bien choisir son moment et se taire, serait-ce le seul moyen d'avoir être et habitat. »
« On cesse toujours d'être le numéro 1 mais on ne cesse jamais d'avoir été le premier. »
« La vraie naissance de l'amour coïncide avec la mort du désir. Le sexe est moins une clef qu'un monstre et un mur. Loin de vous rapprocher des êtres, il vous en sépare. Il vous exile dans la surenchère de vos propres pulsions. »
« Qui a fait du bonheur sentimental l'unique et nécessaire condition du bonheur ? Il suffit peut-être de réaliser quelque chose qui nous dépasse pour accéder à l'au-delà du bonheur. »
« Le fait est, on dirait, que tout ce qu'on peut espérer c'est d'être un peu moins, à la fin, celui qu'on était au commencement. »
« L'écrivain est un homme ordinaire, peut-être est-il seulement plus sensible. »
« Les études, de nos jours, c'est très important. Ou bien il faut en faire, ou bien il faut être patron pour employer des gens qui en ont fait. »
« Deux personnes mariées peuvent fort bien s'aimer, à condition de ne pas être mariées ensemble. »
« Les doux sont les pires êtres. Ils désarment avec un sourire à point et à poing. »
« Le monde de l'économie est frappé par le syndrome du "Sumo is beautiful". On pense que pour être le plus fort, il faut être le plus gros. Mais les sumotoris les plus gros, ce sont eux aussi qui meurent le plus jeune. »
« Un ménage cesse d'être un ménage lorsque c'est le chien qui apporte les pantoufles et que c'est la femme qui aboie. »