Alain, de son vrai nom Émile-Auguste Chartier (Mortagne-au-Perche, Orne, 3 mars 1868 - Le Vésinet, Yvelines, 2 juin 1951), est un philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie.
« Il faut savoir que le pouvoir change profondément celui qui l'exerce... La raison en est dans les nécessités du commandement, qui sont inflexibles. »
« La morale consiste à se savoir esprit et, à ce titre, obligé, absolument; car noblesse oblige. »
« Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie. »
« On a assez remarqué que la peur est plus grande de loin, et diminue quand on approche. »
« Nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas. »
« (En parlant des larmes) - - Cette sueur des yeux... »
« Il y a de ces visages qui portent affiché comme un blâme universel. »
« Si les locomotives étaient conduites comme l'Etat, le machiniste aurait une femme sur les genoux. »
« On n'ose guère avouer que l'on voudrait les plaisirs du vice en récompense de la vertu. »
« L'intelligence, c'est ce qui dans un homme reste toujours jeune. »
« Tout homme persécute s'il ne peut convertir. A quoi remédie la culture qui rend la diversité adorable. »
« On demande pourquoi la facilité ne plaît pas; c'est qu'elle persuade trop; et, surtout, c'est qu'elle ne persuade que la partie souple. Il est trop ordinaire que le comprendre ne change rien à l'homme, et n'y remue rien. »
« Un fou qui dit par hasard le vrai n'a pas la vérité. »
« L'esprit humain se forme non à choisir, mais à accepter ; non à décider si une oeuvre est belle, mais à réfléchir sur l'oeuvre belle. Ainsi, en dépit de lieux communs trop évidents, il y a imprudence à vouloir juger par soi. C'est l'humanité qui pense. »