« Il faut courber le rameau quand il est jeune. »
« La fin du discours importe plus que le commencement. »
« En quoi bon courir après quelqu'un qui essaie de fuir? »
« La courtisane ne délie pas le noeud de sa ceinture pour l'amour du prophète. »
« La première opinion qui nous arrive quand on nous interroge à l'improviste sur une chose n'est d'ordinaire pas la nôtre, mais seulement l'opinion courante, qui tient à notre caste, notre situation, notre origine : les opinions propres flottent rarement à la surface. »
« Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous rappelons le passé ; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours. »
« Ne plus ne moins qu'un bon coureur qui par malheur se laisseroit tomber au plus près du bout de sa carriere. »
« Je suis comme Montaigne «impropre au discours continu». »
« L'amour est un petit bateau qui s'en va, tout joyeux, sur l'onde, voguant vers des pays nouveaux au hasard de sa course vagabonde. »
« Le chemin est long par les préceptes et court par les exemples. »
« Il est étrange de constater que le courage physique est très répandu alors que le courage moral est si rare. »
« Talleyrand, qui savait nager sur le dos et ramper sur le ventre comme personne, qui trahissait à Versailles comme on pète à Passy, c'est-à-dire sans bruit, a vécu tellement courbé qu'on a pu l'enterrer dans un carton à chapeau. »
« La fête, éphémère, brise parfois le cours d'une histoire. Mais si périssable soit-elle, elle engendre des semences d'idées et de désirs, jusque-là inconnus, et qui, souvent, lui survivent. »
« Les grands discours font les longs jours. »