« Les grives, de retour des prés, fusent avec rapidité entre les chênes. Il les ajuste pour se faire l'oeil. »
« Y'en a qui pensent que le bonheur, c'est comme l'avenir : c'est pour plus tard. »
« La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con réside dans le temps qu'il leur reste à être cons. »
« Les femmes n'ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit. »
« Un écrivain ne doit jamais perdre cet "état d'enfance". Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois. »
« Il y a trois temps qui déplaisent souverainement aux jardiniers: le temps sec, le temps pluvieux et le temps en général. »
« Une personne inquiète pour quelqu'un représente la plus grande valeur de la vie. »
« Le sentiment de honte est à la base de notre civilisation occidentale. »
« Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent. »
« La façon dont on raconte l'Histoire contemporaine ressemble à un grand concert où l'on présenterait d'affilée les cent trente-huit opus de Beethoven mais en jouant seulement les huit premières mesures de chacun d'eux. »
« Si le révolutionnaire professionnel s'angoisse peut-être de bureaucratiser l'avenir, le bureaucrate s'honore sans cesse de révolutionner le présent. »
« Tout a son endroit et son envers. La meilleure chose blesse si on la prend à contresens ; au contraire, la plus incommode accommode si elle est prise par le manche. »
« Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent. »
« Quand on a vingt ans, la patrie demeure une vague espérance ; à cinquante ans, la patrie n'a plus de sens. »